Asilah, une galerie à ciel ouvert

Asilah, une galerie à ciel ouvert

Dans une ville imbibée d'art et de couleurs, la sculpture n'est pas considérée comme chose étrange. C'est bien la ville d'Assilah qui a misé depuis plus de quatre décennies sur la culture et les différentes formes d'art pour créer une dynamique de développement, basée sur l'investissement dans la créativité, la célébration de l'imagination et l'exaltation de la pensée.

Assilah est considérée comme un musée et une galerie à ciel ouvert, en abritant des dizaines d'œuvres d'artistes marocains et étrangers, des peintures murales qui ornent les murs de l'ancienne médina et des sculptures sur pierre et métal posées sur les principaux ronds-points et places de la ville. Ici, partout où vous tournez votre visage, il y a de l'art. Du sud au nord de la ville, des sculptures créées par des artistes venus de tous horizons ornent les ronds-points, les places publiques, les jardins et la corniche d'Assilah, pour le plus grand bonheur des habitants et visiteurs de la cité balnéaire, qui y voient une source d'inspiration, d'énergie et d'espoir.
"Assilah est une ville d'art par excellence", a déclaré à la MAP le deuxième secrétaire général de la Fondation du Forum d'Assilah, Taoufik Louzari, ajoutant "en plus des peintures murales et des expositions d'œuvres d'art organisées en permanence dans la ville, il y a aussi des expositions de sculptures en plein air". "La ville compte 21 sculptures magnifiques posées sur les principaux ronds-points et places publiques", a-t-il fait savoir, notant que des sculptures réalisées par les artistes Khalid Ferhan (Bahrein), Sebastian (Mexique) et Amin Nour (Soudan) ornent le boulevard Moulay El Hassan Ben El Mehdi (corniche), avec une consécration spéciale des oeuvres de sculpteurs marocains, tels qu'Abdelkrim Ouazzani, Abderrahman Rahoul, Mouad El Jbari et Ikram Kabbaj. A cela s'ajoutent des sculptures installées dans le jardin de la bibliothèque du prince Bandar Ben Sultan, qui sont réalisées par des artistes marocains et étrangers, ainsi que d'autres sur la place Mohammed V et les ronds-points de la ville, a-t-il poursuivi.