L'armée britannique : 25 % des effectifs pourraient être des robots dans 10 ans

L'armée britannique : 25 % des effectifs pourraient être des robots dans 10 ans

La robotisation des armées est en marche cadencée et pourrait même s'accélérer. Selon le général britannique Nick Carter, un soldat sur quatre pourrait être un robot en 2030, d'où la nécessité de mettre rapidement en place des règles internationales.

Sans l'évoquer comme un objectif à atteindre absolument, Nick Carter, général des forces armées du Royaume-Uni, a estimé dans une interview accordée au Guardian que 25 % des effectifs de l'armée nationale pourraient être des robots dans 10 ans. Des robots qui seront, selon lui, utiles pour nombre de missions, en phase préparatoire, mais aussi sur les lignes de front où ils pourraient appuyer des soldats que l'armée de Sa Majesté Elisabeth II a du mal à recruter.

Nick Carter indique en effet que sur les 82 050 soldats que l'armée s'était engagée à entraîner lors de sa dernière grande vague de recrutement, elle n'a pu en former qu'un peu plus de 73 800. La robotisation militaire, qui devrait bénéficier de gros investissements dans les prochaines années, devrait permettre de réduire cette dépendance aux forces humaines et entraîner une requalification de certains besoins (il sera nécessaire de recruter et former davantage d'opérateurs, programmeurs et mécaniciens pour exploiter ces robots).

Bien sûr, quand on dit robot militaire, on pense immédiatement à une machine agile armée de fusils, sur deux ou quatre pieds. Clairement, eu égard des progrès réalisés par la robotique (on pense aux impressionnantes démonstrations de Boston Dynamics), ces robots pourraient un jour vaquer à leurs destructrices occupations sur les champs de bataille. Mais pour l'heure, par robot, le général britannique fait davantage référence aux drones, minichars, outils de déminage téléguidés, etc.


Météo Rabat