À Sebta, le cri de détresse des travailleurs Marocains

À Sebta, le cri de détresse des travailleurs Marocains

Près de 300 travailleurs marocains, bloqués à Sebta depuis mars 2020, se sont rassemblées, hier, à Plaza de los Reyes devant la délégation du gouvernement espagnol. Asphyxiés financièrement et abattus psychiquement, ils demandent aux autorités espagnoles de réguler leur situation.

Selon la presse locale, ils étaient soutenus par plusieurs ONG dont l’Association pro-droits humains d’Andalousie (APDHA). Selon son porte-parole Amin Souissi, Sebta est « devenue la salle d’attente de l’immigration », révélant qu’il y a énormément de transfrontaliers qui « n’ont pas hésité à embarquer dans des bateaux pour quitter la ville ». « Nous demandons simplement qu’ils soient traités comme des êtres humains, nous ne revendiquons rien d’extraordinaire ou qui ne puisse être accompli », a-t-il expliqué à Ceutaldia.com.

Ces travailleurs, domestiques pour la plupart, avaient l’habitude jusqu’ici de manifester tous les lundis. Certains d’entre eux bossent depuis une trentaine années à Sebta, mais sans papiers. Corvéables à souhait, ils n’ont ni assurance maladie, ni droits. Soutenus également par l’Assemblée féministe de Séville et la Confédération générale du travail (CGT), ces personnes veulent désormais être reconnues comme travailleurs légaux à Sebta. Ils ne demandent qu’une chose ; que leur situation soit régularisée.