Culture et communication : De l’entreprise culturelle et de la rentabilité

Culture et communication : De l’entreprise culturelle et de la rentabilité

Les secteurs de la presse, du cinéma ou encore de l’édition font face depuis longtemps à une crise économique, sans pour autant disposer de mécanismes de financements à cause de leurs business model atypiques pour les bailleurs de fonds traditionnels.

Il n’y a d’entreprise que rentable. Cette loi de la nature économique ne se suffisant pas toujours à elle-même, les finances publiques sont devenues un « recours » sollicité de toutes parts. De l’édition au cinéma, en passant par la presse, les subventions sont devenues une sorte de feuille de vigne qui n’arrive plus à cacher la misère de l’entrepreneuriat culturel dans ses différentes manifestations. Dans le secteur, le crédit bancaire est quasiment inconnu.

Et pour cause, la culture a beau se réclamer des industries, les projets n’ont pas la taille critique de la rentabilité, du retour sur investissement pour justifier une mise de fonds bancaires. Quelle institution bancaire en effet, au vu de la réalité de la fréquentation des salles de cinéma, se laisserait convaincre du remboursement du prêt sur les recettes que générerait une production cinématographique qui tient plus de l’art et essai, bref du circuit des cinéclubs sensibles aux débats, que du spectacle cinématographique ? L’expérience est là et les films sont souvent déprogrammés par des salles de cinéma au bout d’une semaine d’exploitation à cause, précisément, du désintérêt des spectateurs qui ne s’y reconnaissent pas…