Le Maroc, terre de convoitise des trafiquants de biens culturels

Le Maroc, terre de convoitise des trafiquants de biens culturels

Le trafic illicite de biens culturels a pris une nouvelle dimension depuis l’avènement d’Internet. Plus aucun pays ou continent n’est désormais épargné par ce “fléau mondial, lucratif, et le plus souvent lié aux autres filières du crime organisé”, regrette l'UNESCO. Le Royaume n’en est malheureusement pas exempt. Les épisodes marquants ne manquent pas. A commencer par une étonnante découverte faite à Casablanca.

Il y a un peu plus d’un an, la police nationale a saisi un chef-d’œuvre de la Renaissance à Derb Soltane, un quartier populaire de la capitale économique. Un tableau de Guercino, datant de 1639 et volé à Modène en 2014. L'œuvre, d’une valeur estimé à 5 millions d’euros, si l’on en croit le critique d’art italien Vittorio Sgarbi, n’avait justement pas de valeur pour la ville italienne. “C’est le tableau le plus précieux que nous avons ici depuis que l’église a été construite”, a commenté au moment des faits, le curé Don Giovanni Gherardi. L’affaire du fossile "Zarafasaura Oceanis” a elle aussi marqué les esprits.

Des ossements du squelette de plésiosaure marin provenant du bassin des phosphates de Khouribga ont failli être vendus aux enchères, à plus de 2000 km du lieu de leurs découvertes. Mais c’était sans compter sur l’Association pour la protection du patrimoine géologique du Maroc (APPGM) qui a dénoncé la vente aux enchères de ce squelette unique en son genre, au musée Drouot à Paris. Si les autorités marocaines ont remporté cette bataille, le fossile ayant été remis au ministère de l’Energie, des Mines et du Développement, il devient de plus en plus difficile de gagner la guerre du trafic illicite de biens culturels.


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