Sous-marins australiens : la gifle de Joe Biden à l'Europe

Sous-marins australiens : la gifle de Joe Biden à l'Europe

L'accord de défense signé entre les Etats-Unis, le Royaume Uni et l'Australie représente un camouflet cinglant pour Emmanuel Macron. Et une victoire pour Boris Johnson.

L'Histoire, par ses télescopages et coïncidences, est souvent cruelle. Mercredi 15 septembre, pile au moment (ou presque) où Ursula von der Leyen prononçait un discours évoquant la nécessité d'accélérer la construction d'une "Union de la défense", ses paroles étaient balayées par l'annonce d'un "accord trilatéral de sécurité" entre les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l'Australie. Un camouflet à triple détente pour les Européens.

Non seulement ceux-ci n'avaient pas été prévenus de l'imminence d'une telle entente entre ces trois pays amis, mais en plus, l'accord en question s'accompagnait, pour la France, de la rupture du "contrat du siècle" (d'une valeur de 56 milliards d'euros) selon lequel l'Australie s'était engagée en 2016 à acquérir douze sous-marins au constructeur hexagonal Naval Group. Mirifique, le contrat vient de faire plouf. Humiliation supplémentaire, le Premier ministre britannique Boris Johnson, après avoir fait un bras d'honneur à l'Europe avec le Brexit, apparaît comme le grand gagnant de cette séquence.